Retour au paradis perdu

Didier Weiss
Didier a grandi dans l'est de la France et a fait des études scientifiques, entrecoupées de lectures de Spinoza et du Livre des morts tibétain pour lesquelles il se passionne depuis l’adolescence. Diplôme en poche, il "monte à Paris" et travaille une douzaine d'années en tant qu'ingénieur du son, pour les studios d'enregistrement de musique et en concert. Il crée en 1990 son propre studio d'enregistrement à Paris, «Latitude 101» se retrouvant ainsi dans la cour des grands du show-business parisien. C'est ainsi que l'histoire s'écrit, entre les séances de studio de jour comme de nuit, mais également... les écrits de maîtres renommés vivants ou disparus, de la tradition zen aux mystiques chrétiens, en passant par Jean Klein, UG Krishnamurti, Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj et Douglas Harding. La méta-poésie de Stephen Jourdain lui parle également intensément...
Ce chemin professionnel tout tracé prend un tournant inattendu en 1994. Tentés par le projet de cité internationale d'Auroville, Didier et Cecilia changent de vie, revendent leur studio d’enregistrement, quittent Paris pour l’Inde du sud, pour ce qui devait être une année sabbatique mais qui durera plus de 30 ans, et deviennent des “Auroviliens”. À son arrivée, Didier apporte son énergie et compétences sans préférence là où les besoins de la collectivité l'appellent mais aussi lors de concerts et enregistrements, maintenant uniquement pour le plaisir.
Mais c'est surtout le moment où cette recherche spirituelle ardente peut enfin pleinement s'approfondir et s’épanouir. En 1995, il tombe sur les écrits de Ramesh Balsekar – un disciple et un des traducteurs de Nisargadatta Maharaj - enseignant d'Advaita. Il apprécie la clarté des propos de Ramesh et y reconnaît le parfum de cette Liberté tant convoitée. Et c'est ainsi qu'il profite de la moindre opportunité pour se rendre chez Ramesh à Mumbai, pour quelques jours par-ci par-là sur une période de 3 ans, jusqu'à ce qu'une Résolution émerge d'elle-même en octobre 1998. La “recherche" étant terminée, la vie ordinaire continue, sans même l’élan de parler de sa découverte.
En 2000, il crée "Sound Wizard", une entreprise spécialisée en acoustique architecturale pour l'industrie musicale et cinématographique indienne, qui le place à présent de l'autre côté de la console et de la scène. Cette activité d’acousticien lui permet de renouer avec sa passion pour le son.
En 2013, en dehors de son activité professionnelle, sur la demande de chercheurs, il commence à partager sa passion pour la non-dualité par le biais de rencontres et d’ateliers en présentiel tout d’abord en Inde, en anglais, puis à l'étranger en français. Depuis 2017, il propose des rencontres et plusieurs atelier intensifs d’une semaine complète. Didier réside depuis 2025 à Montpellier avec son épouse Cecilia qui l’accompagne dans ses rencontres et ateliers.