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Une infinité d'efforts

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 16 heures

Sonia: J'ai eu des alertes santé préoccupantes, je ne m'en suis pas inquiétée plus que ça... Les résultats récents semblent être plutôt bons. Par contre, il reste quand même toujours cette impression de survie, que la vie demande un effort pour la survie... et là, l'envie est de rester allongée et de ne plus faire d'efforts.


Didier: La survie du corps est quelque part un effort permanent : un battement de coeur, une respiration, une digestion, etc... C'est une infinité d’efforts, incluant de protéger le corps des éléments: froid et chaleur, de le nourrir, de lui permettre de se reposer pleinement, etc… À aucun moment, il n’est remis en question cette notion d’effort. C’est la dimension de l’existence : elle est quantitative, donc fatigante par définition... Mais c’est toujours un mouvement impersonnel !


Ramana Maharshi utilisait souvent la métaphore de ce passager qui portait à bout de bras sa "valise" dans le train en mouvement tout au long du trajet, au lieu de simplement la déposer en montant dans le wagon et la reprendre à son arrivée en gare. Cette valise, c’est "l’idée d’un moi-faisant".


Soit tu t'y accroches, et par définition, tout sera vécu comme une souffrance proportionnelle aux activités et à la fatigue qui en résulte.


Soit tu la poses, voire tu la lâches, et ce qui reste, c’est l’activité et la fatigue inhérente à l’activité, mais sans l’aggravation causée par le fait de l’attribuer à un "moi-faisant": moi qui agit, moi qui pense, moi qui endure, etc… Certes, la douleur physique et la fatigue de la situation demeurent, mais sans cette amplification monstrueuse en souffrance et épuisement causée par l’idée de « possession » personnelle ! (dans les deux sens du terme 😉).


 
 

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