La Vie est une danse

Pierre : Quelle serait la clef de la Compréhension ?

Didier : La clef de la compréhension n’est pas dans la direction du recul, du mieux-être, du développement personnel, mais dans le non être, dans l’abandon total et irréversible de toute position, de tout point de vue que nous pourrions appeler « le mien ».

C’est bien de la mort de l’individu au sens métaphorique du terme dont il s’agit, et non de sa perfection ni de sa protection.

Pierre : Je comprends, le but est de s’évader et non de rendre la prison plus confortable.

Pour moi, le hic, c'est la négation de l’individu, comme s’il s’agissait d’une erreur à faire disparaître. A ce sujet, ne s’agit-il pas de la mort du sentiment de séparativité qui habite l’individu, plutôt que de sa mort ?


Didier : Cette dernière question est un moyen des plus habiles pour sauvegarder ton individualité ! Pardonne-moi, mais elle me fait bien rire car je suis passé par là aussi...


Pierre : Je ne crois pas tenir, du moins consciemment, à sauvegarder mon individualité. Je m’interroge seulement sur notre mode d’existence illusoirement séparé et sur sa nécessité collective. La Connaissance vers laquelle tu pointes ne serait-elle pas finalement accessible qu’à une minorité « en fin de cycle » ?

Didier : Fin du cycle de qui ? Progrès de qui ? Oublie s’il te plaît la notion de cycle ou de progrès... Le tissu de l’univers est comme constitué de « matière » avec des petits « trous ». Il n’y a rien de personnel ni d’évolutif du point de vue d’un petit trou en comparaison de celui du tissu.

Pierre : Dans ce cas, à quoi sert l’humanité ? Quel est son rôle ? Pourquoi lui dénier une évolution ? Quel est le sens de l’expérience de l’éveil ponctuel d’un individu ?

Didier : Il n’y a ni humanité ni sens. La Vie est une Danse. Quel est le sens d’une danse sinon de générer de l’Expérience ici et maintenant. Il n’y a rien d’autre, rien d’évolutif, surtout pas dans un “futur” ni dans un “là-bas”.

Pierre : Comment peux-tu dire qu’il n’y a pas d’humanité !? C’est comme si, face à une maison, tu déclarais tout de go : « Il n’y a pas de maison ! »

Didier : C'est ça, comme dans le film « The Matrix » : « Il n’y a pas de cuillère ! »

Comprend que je ne rejette aucunement l’humanité en tant que perception, mais seulement en tant qu’ensemble d’entités indépendantes.


Oui, humanité. Mais cela décrit quoi d'indépendant, de particulier et de si important ?

Le support n'est pas Didier. Didier n'est qu'un objet. Il n'y a pas de conscience dans Didier. Didier est un objet au sein de CELA. Le support n'est pas limité à ce point de vue qu'est Didier.


Je devine ta prochaine question : "Comment puis-je donc affirmer cela ?" Et bien, je n'en sais rien, c'est aussi évident que le fait d'exister. C'est LE fait d'Exister.

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