La fin de la spiritualité

Sara : Je viens de lire un texte inspirant de Jeff Foster. Je dois dire que je ne connais pas cette intimité, cette non distance à laquelle il fait allusion....

"Je m'allonge dans l'herbe, mon sac à dos en guise d'oreiller, mes mains à même l'herbe soyeuse et collante, ma vie entière réduite à une seule pensée, un seul souvenir et une seule vision éphemère. Et puis cela disparaît, et je disparais aussi, remplacé par le pré lui-même, sa douce lumière jaune et son air pur et revigorant, son espoir et sa promesse, sa plénitude et sa miséricorde. Ne me cherchez pas. Vous ne me trouverez pas ici, et vous ne me reconnaîtrez pas non plus si vous me cherchez. Je suis invisible parce que je suis devenu tout ce qui est vu, tout ce qui est connu et tout ce qui est encore inconnu."


Didier : Tu dis ne pas connaître cette intimité, tu plaisantes ?

Tu ne t'es donc jamais allongée dans l’herbe ou sur une plage et là ... juste CELA !

Les perceptions, émotions et pensées dansent et racontent leur histoire, simplement, sans se référer aucunement à une quelconque entité appelée "Sara".


Franchement, j'en doute. Mais peut-être bien que ce qui est offert ici dans ces simples mots est bien trop simple, trop banal, trop insatisfaisant comme but ultime et final de tant d’années de recherche spirituelle sérieuse et ardente ?

Tu te dis : "Trop simple pour être vrai" , n'est-ce pas ? Et pourtant je le dis et je le répète sans jamais me lasser, c'est la simplicité même.


La proposition de Jeff est que, en se levant du pré, cette intimité, cette indivision, n’a pas besoin de disparaître pour que la vie s’écoule d’elle-même. Ou - en d'autres mots - "Sara" n’a pas le moindre besoin ni la moindre utilité d'apparaître … pour que la vie s’écoule d’elle même ! C'est la fin de la séparation, ou plutôt la fin de l'histoire de la séparation qui s'est jusqu'ici contée en tant que Sara.


Clap de fin ( 🥂)



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