Illusion de séparation

Pierre : J’ai retrouvé le silence étonnant des rues d’ici après le vacarme de l’Inde. Une sacrée expérience, ce voyage en Inde, vue sous l’éclairage de l’advaïta... à savoir que nous sommes vécus.

Didier : « À savoir que nous sommes vécus »... Mais il n’y a personne pour être vécu, il n’y a que le vécu se connaissant lui-même. Cette rectification a priori de pure syntaxe enlève une porte de sortie et donne l’angle approprié pour cette perspective.

Pierre : Je te remercie pour cette précision. Dis-moi, tu fais partie des rares personnes avec lesquelles je peux échanger à ce sujet. Comment vis-tu l’advaïta au quotidien ?

Didier : « Vivre l’advaïta » ou la non-dualité, quelque soit le nom qu’on veut bien lui donner, au quotidien... n’est pas une prescription mais une description.

« Cela » ne demande rien, ne change rien, ne génère pas de siddhis.

Ce vers quoi « Cela » pointe est d’une telle autre dimension qu’elle laisse la vie inchangée... Et pourtant cette vie dénuée de centre est baignée d’une telle paix, joie et gratitude que de toute évidence tout est changé.

Rien n’est changé, tout est changé. Pour autant que ça semble compliqué à comprendre, c’est la simplicité même. Notre incapacité à la simplicité la plus totale crée l’illusion de séparation.

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